15/01/2026
Comment, moi qui me nomme Eve, donc en ancien français « eau », ce que j’écoute même si ce n’est pas l’étymologie de ce nom, serai-je ignée ?
Là encore, par l’angoisse, je crois, qui me travaille à la façon dont en parle Schiller : « Et les eaux bouillonnent et grondent comme travaillées par le feu ; l’écume poudreuse rejaillit jusqu’au ciel, et les flots s’entassent sur les flots , comme si le gouffre ne pouvait s’épuiser, comme si la mer faisait naître une mer nouvelle! » (Le jeune homme et le gouffre ).
Je veux cela ! Je veux être écume !
Pourtant, je veux aussi être paisible. Incandescente et paisible, paisible et incandescente. C’est ce que les Allemands disent Sprudelwasser et que j’aime dans les sources artésiennes.
En ce qui me concerne, l’incandescence est inlassablement à accueillir, par l’attention perpétuelle ; la tranquillité est inlassablement à faire, par le recentrage en moi.




