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22/12/2025

J’ai toujours aimé mon nom, Frank, qui signifie "qui n’est pas esclave mais libre et donc ne ment pas". 

J’ai dès l’enfance vécu mon prénom, Evelyne, qui signifie "petite Eve", dans l’angoisse.

J’étais celle qui fait des bêtises, qui apporte la catastrophe, qui entraîne l’autre sur de mauvais chemins, lui fait faire le mal. Le « petite » me rassurait, parce que je ne pouvais donc pas faire les dégâts en grand. Quoique... J’avais aussi intériorisé que ce nom est donné dans la Genèse sur fond de déception, selon l’une des lectures possibles du texte. 

Nommée par Adam, la femme nouvellement créée, en paradis, s’appelle Isha, féminin de ish qui signifie en hébreu "homme". La même femme, après la chute, hors paradis, s’appelle Eve "la vivante", ce qui serait désespoir : « C’est donc ça, la vie ! »

Je découvre une autre lecture de ce passage biblique. Elle m’est suggérée par le pasteur calviniste avec qui je fais pilpoul toutes les semaines. Non, « Eve » peut être un nom d’espérance en dépit de tout : « Maintenant que nous sommes dans la peine, cela vaut la peine d’avancer avec les intuitions et la force de cette femme ; elle est une vivante allant vers la vie en dépit de tout.» 

Que cette lecture de mon nom me soit délivrée en ces temps que j’appelle d’épiphanie de moi-même, où plus que jamais j’ose croire en moi et l’affirmer devant moi-même,  me parle ! Belle coïncidence !  

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