21/12/2025, en la semaine des lumières du judaïsme
J’ai décidé de poursuivre le travail de décembre 2024, à savoir vivre un Noël intelligent.
Noël ne fut jamais dans mon existence Noël gâteau, ni Noël gâté, ni Noël gâteux. Mais j’ai connu des Noëls de violence et d’effroi, d’autres d’angoisse, d’autres encore de tristesse. Ils furent toujours de combat pour que la douceur l’emportât, en toute authenticité, et en liberté. Heureusement, tous eurent grande noblesse.
N’empêche que Noël, c’est encore pour moi « les boules » !
Or, passant devant la synagogue de Strasbourg, je viens de me rendre compte que cette année je me réjouis pour Noël, Noël tel que je le vis toujours - en haute solitude, recueilli et selon mon art du peu - mais plus intelligent que jamais, au sens de libéré de l’affect.
Ce peut être un Noël tout neuf, en l’épiphanie de moi-même qui actuellement se déploie. Je regardai la menorah sur le mur de la synagogue, souris et, pour la première fois de ma vie, me sentis capable de laisser le malheur me quitter. Je lui donnai aussitôt la route, comme disent les Africains, sans craindre qu’il fasse des dégâts plus loin parce que je le laissai aller en l’ayant reconnu fécond et béni.
J’ai le sentiment qu’au fond de l’horreur de Noël pour moi se donne maintenant Noël. Oui, c’est peut-être bien cela ici et maintenant pour moi : Noël trouvé au fond de Noël.




