25/12/2025
De ce fait, je pense judicieux de tenir, bien ancrée dans ce « je choisis », le temps nécessaire pour que l’angoisse affolée se calme, sans autre travail sur moi que d’attendre, attendre, attendre encore.
La douleur ne peut entendre le raisonnement.
Puisque j’ai compris que le rationnel et l’angoisse sont sur deux registres différents, inutile de les faire parler ensemble pendant et dans la crise. Il me revient, en médiateur, de les laisser chacun être, de leur donner à chacun le temps d’être métabolisé, sans choc frontal entre eux, ceci dans l’écoute bienveillante de chacun qui n’est jamais le n’importe quoi, d’encourager ensuite chaque motion non destructrice et de l’un et de l’autre, d’en promouvoir l’énergie. Confiance, confiance : l’angoisse bonne fera bien, le rationnel bon fera bien, et moi, en chef d’orchestre, je ferai dans le calme revenu la synthèse, paix relevant de l’oeuvre.
Dans cette opposition puis synergie du rationnel et de l‘angoisse, le point fixe, d’ancrage, est vraiment mon « je choisis ».




