15/12/2025
Le « je choisis », ce sont les Evangiles qui me l’ont fait découvrir : « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.» Lc 10, 40.
J’ai décidé de choisir, il y a une trentaine d’années, non à cause du « elle en lui sera pas enlevée », mais parce que choisir a de l’allure.
Aujourd’hui, quand je pense au « elle ne lui sera pas enlevée », je souris, ce qui est assez récent. Je puis sourire, parce que je fais maintenant volontiers - par-delà un combat de vingt cinq ans - crédit à la vie. J’ose croire qu’elle n’est pas perverse, qu’elle ne donne pas pour prendre.
Je pense donc que la vie ne menace pas mon « je choisis », qu’elle s’incline même devant lui, et qu’elle s’inclinerait ainsi, de bonne grâce, quand bien même ce « je choisis » serait en désaccord avec elle.
Ne peut annuler mon « je choisis » que le fait que je ne lui sois pas fidèle. J’ose croire que mon amour pour sa beauté me gardera fidèle.




