28/05/2026
Je viens de vivre un moment essentiel dans mon parcours. Celui-ci. Je suis bien.
Je me retourne et regarde en arrière, non par nostalgie mais pour simplement voir.
Il ne reste plus rien, il n’y a plus pierre sur pierre. Ce que j’espérais et pour quoi je me suis honnêtement donné beaucoup de mal n’a pas abouti. En ce constat, je continue d’aller bien. Un peu plus tard, je me sens physiquement étrillée. Cependant, je vais toujours bien. La fatigue physique passe. J’ai tenu et suis bien. Je cherche à évaluer où j’en suis psychiquement. J’ai le sentiment de voir plus clairement que jamais mon existence. Je me sens dépouillée par la Vie comme on pèle un oignon feuille à feuille jusqu’à sa tunique, celle-ci même étant enlevée. Je suis pourtant bien, estimant que c’est pour encore plus, toujours plus de liberté. Oui, je vais bien.
Il fallait les années, plus de soixante années de travail sur moi, et donc l’âge, pour être en état de supporter cette lucidité. Elle était en moi sous forme d’intuition plus ou moins reconnue. Maintenant, je vois, nettement. C’est advenu, cela m’est donné. Reconnaissance, reconnaissance...
