30/01/2026
En ce temps de mon existence, il m’est donné de pouvoir me prononcer sur ce que je veux pour aujourd’hui.
C’est une chance voire un privilège ; c’est la contribution singulière, selon mes capacités actuelles, qui va de soi, à la vie de mon pays ; c’est un garde-fou pour ma santé mentale, la déprime guettant, pour dévaluer à mes propres yeux mon existence hors profession et cadre institutionnel.
Alors je me redis jour après jour et heure par heure ce que je veux en cet instant T, passe aussitôt à l’acte - ce qui peut se faire dans l’immobilité - et concrétise - ce qui peut être de l’invisible et doit même de plus en plus se faire invisible, je crois. C’est certainement ainsi que je construis et le présent et l’avenir en ma vieillesse, en dépit de tous mes « A quoi bon ? ». Ce dire et redire n’est aucunement radoter, c’est perlaborer.
Ainsi, aujourd’hui je puis dire que j’ai aimé passionnément mon métier d’enseignante, que j’ai, avec mes thèses universitaires, choisi d’exercer en collège. Puis il y a eu l’entrée en retraite, structurante parce que j’avais bien fermé la porte du passé heureux et résolument tourné mon visage vers ce qui advenait, considérant que ce pouvait et donc devait être occasion de création unique, selon mon être propre.
En ces jours, la vie me donne la chance, comme je le fis en ma jeunesse par mes choix professionnels et familiaux, de me prononcer à nouveau. Elle attend de moi que ce soit net et clair. Je sais qu’elle me prendra ensuite au mot. C’est beau.
