La formule est libre, le principe simple : on vient sans s’annoncer, on s’engage simplement à consommer selon son choix (montant non fixé), on s’assied, on écoute un intervenant qui débroussaille la question du jour, on intervient ensuite ou non dans le débat.

  • Le lieu ?
    Un café, par exemple le Snack Michel, boulevard de la Marseillaise à Strasbourg
    Un salon de thé, par exemple le Salon de Thé Martine à la Meinau à Strasbourg
  • Quand ? Le soir de 18h30 à 20h ou le samedi après-midi à 16h30.
  • Le rythme ? Une fois par semaine, ou une fois par mois.

Cafés littéraire, philosophique, théologique, politique ont du succès à Strasbourg. Il est vrai que les sujets abordés (un livre, un auteur, un thème proposé au vote en fin de séance) sont intéressants, bien présentés, l’ambiance bon enfant, la relation plutôt cordiale. Il y a les habitués, et les autres de passage et ceci ne fait pas problème. Ils ont de 25 à plus de 80 ans, hommes et femme, les plus nombreux ayant entre 40 et 75 ans.

D’autres formules se développent, du même style : soirée jazz au bistrot, petits déjeuners…

Ce n’est pas cher, c’est intelligent et convivial. Vous êtes seul et avec d’autres. Vous ne perdez pas votre temps. Vous le structurez par un rendez-vous tacite et découvrez bientôt que celui-ci vous tient à coeur, même s’il ne correspond pas à vos préoccupations premières. Votre monde – en partie par la découverte de mots nouveaux actuels- s’ouvre à des dimensions nouvelles. Vous entrez dans une relation à la cité autre, et ceci vous donne à réfléchir. La démocratie a du goût…

Nous, en paroisse, nous essayons, une fois par mois, de proposer un relais le dimanche après-midi à 15h, jour souvent difficile, pour une sortie culturelle pas chère, en contact avec le beau, lançant la semaine pour une dynamique de vie. Parfois, pour ceux qui veulent prolonger le moment, il y a Kafe-Kuchen ou pot dans un café voisin.

Enfin, précieux, archi-précieux pour les personnes à la recherche d’un emploi, pour les entrepreneurs souhaitant recruter, pour les donateurs qui veulent que leur argent contribue à la création d’emplois (un peu comme à l’Adie mais différemment), il y a, inventé chez nous à Strasbourg, le Café contact de l’emploi solidaire, créé par Paul Landowski, avec, annoncés sur ce site internet, des rendez-vous qui permettent la rencontre et la discussion avec un employeur, ce qui toujours recrée une dynamique et débouche parfois sur un contrat de travail.

Dans notre société, qui propose aussi en certaines villes des bistrots où l’on paye non seulement sa consommation mais un café à l’avance pour quelqu’un qui, financièrement en difficulté, en bénéficiera, la formule « café » doit attirer notre attention.