Juste envie de vous partager

pdf Belles questions, beaux souhaits, en ce temps d’été (18-07-2019)

«Aliénation et altérité dans l’œuvre de Pierre-Marie Beaude, Marie la passante»

  • Actes du colloque international de la Faculté de Lettres de l’Université des Sciences Humaines de Metz les 14 et 15 mai, in Aliénation et altérité, Université de Lorraine, Centre de recherches « Ecritures », collection « Théologies et cultures », n°4, 2013, p. 101-112.

Pierre Emmanuel et Claude Vigée: deux démarches de résilience par l'écriture

  • in "Les Cahiers/Pierre Emmanuel n°3: Pierre Emmanuel, le poète, les poètes", Lausanne, L'Age d'Homme, 2012, p. 175-190.

Poésie et prière dans l’œuvre de Pierre Emmanuel

  • in "Actes du colloque de l’Université de Metz : Poésie et Spiritualité en France depuis 1950, Spiritualité chrétienne, Spiritualité athée", sous la direction de Michel Baude et Jeanne-Marie Baude, Paris, Klincksieck, 1988, p. 45-57.

La naissance du oui dans l’œuvre de Pierre Emmanuel

  • participation au colloque de l’université de Paris–Sorbonne et du Centre de recherche Pierre Emmanuel, in Cahiers Pierre Emmanuel n° 1, Lire Pierre Emmanuel, sous la direction d’Anne-Sophie Andreu et François Livi, Lausanne, L’Age d’Homme, 1994, p. 81-94.

Jean-Baptiste le passeur : de Pierre à l’Emmanuel

  • participation au colloque «Bible et littérature» de la Faculté d’Arras en avril 2006, in Graphè, Université d’Artois, Arras, n° 16, 2007, p. 183-192.

Jean Grosjean, Noël Pierre Emmanuel et la Bible

  • in Actes du Colloque de l’Université de Metz : La Bible en Littérature, sous la direction de Pierre-Marie Beaude, Paris, Cerf-Université de Metz, 1997, p. 191-206.

Claude Vigée : une poétique biblique

  • in Actes du colloque de l’Université de Metz : Le discours religieux, son sérieux, sa parodie en Théologie et en littérature, sous la direction de Pierre-Marie Beaude et Jacques Fantino, Paris, Cerf- Centre Pensée chrétienne, Université de Metz, 2001, p. 391- 406. et in L’œil Témoin de la parole, sous la direction de David Mendelson et Colette Leinmann, Paris, Parole et silence, 2001.

Marques et traces du passage de Dieu dans Le coeur circoncis de Jean-Pierre Lemaire

  • in Actes du colloque international de l’Université de Metz : La trace entre absence et présence, sous la direction de Pierre-Marie Beaude, Jacques Fantino, Paris, Cerf-Centre Pensée chrétienne, Université de Metz, 2004, p. 163-177.

Jean-Pierre Lemaire : Un art du peu biblique

  • in Actes du colloque de la Faculté des Lettres de l’Université des Sciences Humaines de Metz : L’art du peu, sous la direction de Christine Dupouy, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 177-186.

L'espace de l'autre dans l'oeuvre de Dadelsen

  • in Actes du colloque international de l'Université de Metz : Identité et altérité La norme en question? Hommage à Pierre-Marie Beaude, sous la direction de Jacques Fantino, Paris, Cerf-Centre de recherche"Ecritures", Université de Metz, 2010, p. 113-124.

Pierre Emmanuel : Babel, porte du ciel malgré tout, Dieu voulant, Dieu venant !

  • dans "La Tour de Babel", collection Graphè, sous la direction de Jean-Marc Vercruysse, Artois Presse Université, 2012, p. 141-151.

«Pierre Emmanuel – Claude Vigée : deux démarches de résilience par l’écriture»

  • Participation au colloque international en Sorbonne sur «Pierre Emmanuel: le poète, les poètes», 3-4 décembre 2004, in Actes du colloque, Cahiers Pierre Emmanuel n°3, Lausanne, L’Age d’Homme, 2012, p. 175-190.

«Jean Grosjean: Cana dans L’ironie christique»

  • Participation au colloque « Bible et littérature » de la Faculté d’Arras les 27 et 28 mars 2014, in Graphè, Université d’Artois, Arras, n° 24, 2015, p. 165-172.

La formule est libre, le principe simple

On vient sans s’annoncer, on s’engage simplement à consommer selon son choix (montant non fixé), on s’assied, on écoute un intervenant qui débroussaille la question du jour, on intervient ensuite ou non dans le débat.

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Que ce soit dans les livres, les articles ou des interventions à des colloques, trois veines se dessinent généralement dans mon travail d’écriture :

  • l’approche analytique d’œuvres poétiques
  • l’étude d’autres auteurs qu’un peu rapidement on pourrait qualifier de mystiques
  • l’exposé de sa propre pensée pour un certain art de vivre.

Il s’agit d’une recherche articulant Bible, littérature et questionnement existentiel.

Ma relation au savoir, je la veux profondément humaine et humanisante. Je fais donc miens ces propos de Michel Serres : « J’aime que le savoir fasse vivre, cultive, j’aime en faire chair et maison, qu’il aide à boire et manger, à marcher lentement, aimer, mourir, renaître parfois » ( Les cinq sens, Bernard Grasset, 1985, p. 110).

Si cette écriture est à la première personne, c’est parce qu’elle se veut simple proposition. Mais le « je » est aussi volonté de répondre de ce qui est risqué dans l’écriture et désir d’aller à la rencontre de l’autre, le lecteur.

Mes collègues disent parfois : « C’est étonnant : quand on lit Evelyne, on entend presque sa voix en salle des prof. Elle écrit comme elle parle. C’est la même voix. » Cette unité, je l'ai voulue.

Je collabore régulièrement avec les revues suivantes :

  • Carrefours d’Alsace, Le mensuel du diocèse de Strasbourg, 16 rue Brûlée, 67081 Strasbourg cedex.
  • Christus, Revue de spiritualité ignatienne, 14 rue d’Assas, 75006 Paris.
  • Evangile et liberté, Mensuel francophone du Protestantisme libéral, 14 rue de Trévise, 75009 Paris.
  • Le Nouveau Messager, Magazine protestant régional pour les paroisses de l’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine, 1B St Thomas, 67000 Strasbourg.
  • Nouvelle Revue Théologique, Revue publiée par un groupe de professeurs de la Faculté de Théologie de la Compagnie de Jésus, 24 boulevard St Michel, 1040 Bruxelles.
  • Préludes, Le magazine de l’Association Nationale de Formation des Organistes Liturgiques, 51 rue principale, 67530 Ottrott (France).

 

A l’ancien professeur, devenu, comme en monde biblique, le père prêtre, le père de par la sève de l’âme, le père d’or et de sel.

Merci pour, hors du commun, l’intelligence. Merci pour le regard perspicace dans la connaissance du psychisme, du cœur et de l’âme. Merci pour la rectitude sans raideur, pour l’impatience passionnée et la tendresse jamais lasse. Merci pour la possibilité de toujours tout dire devant lui : ce qui fut le mal, ce qui fut de la honte, ce qui fut fierté et même la haine et la colère et le soupçon, infondé, à son égard ! Merci pour l’élégance et pour le souci de faire valoir ce qui est là, peut-être délabré, humilié, fragile, oublié. Merci pour l’humour et le rire franc.

Merci pour l’enseignement reçu au fil des jours, pendant quarante ans de fête continue : trésor de la langue, de ses nuances et donc de la vie, trésor des Ecritures. Merci pour la prêtrise : pain, vin, et pardon, toujours chargés de saveurs ; gestes amples, précis, donnant à comprendre que la liturgie est pour une invention du quotidien. Nous a été donnée la sortie « hors de l’Antique Peur », avec libération du désir, capable, en complicité avec le Vivant, de toujours passer la mort.

Evelyne Frank

Merci de nous avoir rendus attentifs aux splendeurs du jour, mais aussi confiants dans le sommeil. Merci de nous avoir appris l’audace de la vitalité et la prévenance de la compassion. Merci pour l’encouragement à décider et à dire parfois non. Merci pour l’invitation à s’engager dans la cité mais aussi à entrer dans la contemplation, et l’amitié avec soi-même. Merci pour l’apprentissage de la banalité des jours, regardée autrement, et celui de la fête, risquée jusque dans le difficile.

Merci pour le mourir, tel qu’il nous fut partagé, dans un grand silence conforme à son être, secret de toujours à toujours. Comme Elie, cet homme ne s’est pas éteint, il a brûlé, dans une mort terrible, mais à ses dimensions, de géant. Il est passé en beauté. Une Beauté sacrale. C’était du Greco, qui devint, dans une véritable entrée en Passion, du Grünewald et finit comme du Gauguin, avec ses christs au nez busqué.

Il n’y avait personne accompagnant personne. C’était la solitude radicale du mourir et la solitude radicale du voir mourir. Chacun, sans plus pouvoir dire quoi que ce soit, allait inexorablement son chemin. Et pourtant l’heure fut saturée de Présence.

Cet homme fut père jusques là, sa mort sonnant comme un envoi. Une joie étrange, participant de la joie imprenable, ne vous lâche pas.

Oui, profondément merci.

(Vous pouvez également lire mon article paru dans Carrefours d'Alsace : cliquez)


Dans un de ses livres, Elie Wiesel évoque un maître qui, sur le point de mourir, disait à ses élèves :
«De mes contes, faites des prières(…) Des prières, pas des reliques.»
Célébration hassidique (Paris, Seuil, 1972, p. 180).

Je souris.
Un jour, comme nous parlions de cela, le père Wolfram me dit avec enjouement:
"Oui, si je meurs, tu ne m’empailles pas!"

 

Proposer des moments de lecture de tableaux est un exercice très heureux. Je le fais, non en historienne de l’art, car telle n’est pas ma formation, mais en littéraire et en chrétienne qui se laisse regarder, interpeller et travailler par l’œuvre. Je ne prétends pas retrouver ce que le peintre voulait dire. J'écoute - car « l’œil écoute » disait Claudel - ce que peut dire l’œuvre aujourd’hui à qui prend le temps de l’immobilité devant celle-ci.

Articles parus

  • «Un saint Christophe inhabituel» (vitrail de la cathédrale de Strasbourg), dans Carrefours d’Alsace, Edition Mense épiscopale, archevêché de Strasbourg, 16 rue Brûlée, 67081 Strasbourg, octobre 2012, p. 25.
  • «Réconciliation» (statue de l’artiste munichois Joseph Fromm, Kehl, Jardin des deux rives de Kehl-Strasbourg), article écrit avec René Wolfram, dans l’Almanach Sainte-Odile, Edition Mense épiscopale, archevêché de Strasbourg, 16 rue Brûlée, 67081 Strasbourg,2014, p. 30-31.
  • «Une œuvre de grand printemps pour l’automne» (Vierge au Buisson de roses, Schongauer, Colmar) dans Carrefours d’Alsace, octobre 2013, p. 25.
  • "Puissent nos repas devenir liturgie!", Commentaire de l'oeuvre de Willem Claesz Heda : "Tourte au cassis", 1641, Huile sur bois, Musée des Beaux-Arts, Palais Rohan, Strasbourg, dans Carrefours d'Alsace, février 2014, p. 23.

Approches thématiques habituelles:

  • le Christ et Marie Madeleine au matin de Pâques, par Thomas Jessen (né en 1958) (cliquez)
  • Eve
    Isaac
    La lutte de Jacob contre Quelqu’un
  • Annonciation
    Il est venu en notre chair
    Vierges à l’enfant
    Les mages
  • La Face
  • Les métiers de Dieu
  • Jésus chasse les « bêtes »
    Christ, Roi
    Ils ont parfumé le Christ
  • Jésus et les femmes
  • Les banquets de Jésus
  • Christ au tombeau : Samedi Saint
    Le Ressuscité
    L’Agneau
  • Dieu comble son bien-aimé qui dort
  • Le Jugement dernier
  • Natures mortes ou plutôt goût de la vie
  • Combattre le dragon : St Georges
    St Christophe
  • Schongauer : la Vierge au buisson de roses
    Delatour : St Joseph
    Grunewald : le retable d’Issenheim
    Grunewald : les oeuvres à Karlsruhe
    Le Greco : l’enterrement du comte d’Orgaz

On vient seul ou avec des amis, on s’assied, on se pose.

Pendant une heure environ, je lis des textes, souvent écrits en notre temps, souvent d’inspiration juive ou chrétienne, faisant partie de notre trésor culturel.

Quelques uns s’adressent aux enfants :

  • Pierre-Marie Beaude : Fleur des neiges, Gallimard jeunesse, 2004.
  • Le Prince Ivan, le Bébé-sorcière et la petite Sœur du soleil, conte russe.
  • Vassilissa la Belle, conte russe.


Mais la majeure partie des ouvrages présentés concerne les adultes, qu’il s’agisse de poésie contemporaine ou de livres tels que :

  • Marie Balmary : Le moine et la psychanalyste, Albin Michel, 2005.
  • Hélène Berr : Journal, Tallandier, 2008.
  • Pierre-Marie Beaude : Marie la passante, Desclée de Brouwer, 1999.
  • Pierre-Marie Beaude : Simples portraits au fil du temps, Desclée de Brouwer, 2000.
  • Maurice Bellet : L’épreuve, Desclée de Brouwer, 1988.
  • Albrecht Goes : Jusqu’à l’aube, Librio, 1971.
  • Gérard Pfister : Marcel Weinum et la Main noire, Arfuyen, 2007.
  • Eric-Emmanuel Schmitt : Oscar et la dame rose, Albin Michel, 2002.
  • Christiane Singer : Derniers fragments d’un long voyage, Albin Michel, 2007.
  • Charles-Eugène Weiss : Malgré la nuit et le brouillard, Arfuyen, 2006.

Contactée par telle association, telle paroisse, ou tel groupe de travail, je raconte volontiers la Bible aux adultes, étoffant le récit d’éléments issus de la culture juive et choisissant des figures du Premier Testament :

  • les patriarches,
  • Moïse,
  • Josué,
  • Les Juges,
  • Anne,
  • David,
  • Salomon,
  • Elie

J'ai d’abord tenté l’expérience avec les adolescents en collège, pour avoir appris que, dans certaines unités de soin s’occupant d’adolescents d’origine maghrébine en difficulté, l’une des méthodes utilisée avec quelque succès était la lecture de contes de leur civilisation. « Pourquoi pas la Bible pour les chrétiens ? » m’étais-je dit.

De fait, les auditeurs disent ces récits bienfaisants. Il y a le plaisir du texte écouté et (re)découvert, les surprises d’une rencontre nouvelle de soi-même au détour d’un épisode, des relectures secrètes de sa propre existence pour plus de bonheur.

Vous êtes intéressés par une telle rencontre ? Contactez-moi. Je me déplace volontiers.

  • "Mes attentes quand je viens chez les moines" dans la revue Liens cisterciens, 2017, n° 32, p. 37-48.
  • Notices Jean-Paul de Dadelsen,  sur Jean Grosjean, Jean-Pierre Lemaire dans le dictionnaire La Bible dans les littératures du monde, Paris, Cerf, 2016.
  • «Gérard Pfister: Le livre des sources, éléments d’une sagesse», in Nouvelle Revue Théologique, Tome 137 / n°2 (2015), p. 284-292.= dans rubrique articles
  • «Aharon Appelfeld: la rencontre avec le Buisson ardent», in Nouvelle Revue Théologique, Tome 136/n°2 (2014), p. 271-279.
  • Une parole de l'effacement et de la gloire, Danielle Cohen-Levinas, "Qui est comme Dieu", Belin, 2012.", dans Pardès, n°53, 2013, p. 271-9.
  • «Un saint Christophe inhabituel» (vitrail de la cathédrale de Strasbourg), dans Carrefours d’Alsace, Edition Mense épiscopale, archevêché de Strasbourg, 16 rue Brûlée, 67081 Strasbourg, octobre 2012, p. 25.
  • «Réconciliation» (statue de l’artiste munichois Joseph Fromm, Kehl, Jardin des deux rives de Kehl-Strasbourg), article écrit avec René Wolfram, dans l’Almanach Sainte-Odile, Edition Mense épiscopale, archevêché de Strasbourg, 16 rue Brûlée, 67081 Strasbourg,2014, p. 30-31.
  • «Une œuvre de grand printemps pour l’automne» (Vierge au Buisson de roses, Schongauer, Colmar) dans Carrefours d’Alsace, octobre 2013, p. 25.
  • "Etty Hillesum (1914-1943) : pour vivre souveraine et mourir invaincue", dans le Bulletin de Littérature Ecclésiastique, Publication de l'Institut Catholique de Toulouse, CXIV/2-avril-juin 2013, p. 181-191.
  • «Enfants de couple mixte catholique-protestant» in Etudes, Paris, 1993, T 378, n°5, (3785), p. 663-674.
  • «Isaac, dans Jacob, de Pierre Emmanuel» in Revue Thomiste, Toulouse, avril-juin 1988, T. LXXXVIII, n°2, p. 288-298.
  • «Une année de grâce. Pourquoi avez-vous choisi ce titre?…» in Réforme, 24.9.1994 et La Croix, 22.9.1994.
  • «Le thème de l’épreuve dans l’œuvre de Pierre Emmanuel» in Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses, Paris, Presses Universitaires de France, vol 70, 1990-2, p. 199-208.
  • «La joie des écritures» dans l’œuvre de Jean Grosjean, in Nouvelle Revue Théologique, n°119(1997), p. 172-192.
  • «Jean Grosjean : voir le ciel» in Nouvelle Revue Théologique, n°121(1999), p. 92-109.
  • «Jean Grosjean: « Mais…» in Nouvelle Revue Théologique, Tome 128 / n°1 (2006), p. 75-84.
  • «Sommeil, extase noire» de Claude Vigée », in Foi et vie, Paris, Volume C, n°5, décembre 2001, p. 31-40.
  • «De Dadelsen: "Quelque parole fort brève" des Ecritures», in Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses, Paris, Presses Universitaires de France, tome 86 n°3, juillet-septembre 2006, p. 377- 388.
  • «De Dadelsen: "Un quelconque travail"» in Nouvelle Revue Théologique, Tome 128 / n°4 (2006), p. 613-628.
  • «De la pourpre au vêtement de lumière, dans l’œuvre de Gérard Pfister: une initiation», in Nouvelle Revue Théologique, Tome 127 / n°2 (2005), p. 266-275.
  • «Allusions bibliques dans l’oeuvre du poète Gérard Pfister: Quand les Ecritures deviennent rencontre d’amitié avec Dieu et avec soi-même…», in Collectanea Cisterciensia, 70 (2008), p. 249-256.
  • «La Vierge au Buisson de roses - Sur un poème de Jean-Pierre Lemaire», in Christus, n°217, Janvier 2008, p. 98-101.
  • «Elisabeth Skobtsov – Etty Hillesum: "M’est donnée une force qui dépasse mes forces"», in La vie spirituelle, n° 755, novembre 2004, p. 493-505.
  • «La question de la fidélité à soi dans les écrits d’Etty Hillesum traduits en français» in Collectanea Cisterciensia, 68 (2006-3), p. 207-217.
    Publication du même article, traduit en néerlandais, «Trouw zijn aan zichzelf», dans Ria van den Brandt, Klaas Smelik: Etty Hillesum in discours, Gent, Academia Press, 2011, p. 35-47.
  • «Marie de la Trinité: "J’ai gardé le silence"», in Collectanea Cisterciensia, 67 (2005), p. 168-181.
  • «Jacques Sys: le choix de la lucidité», in Nouvelle Revue Théologique, Tome 132 / n°1 (2010), p. 100-118.
  • «Claude Vigée: danser sa vie» dans la Nouvelle Revue Thélogique, tome 134/n°1, janvier-mars 2012, p. 97-110
  • «Jean-Paul de Dadelsen : Un frère en prière», dans Christus, n° 238, avril 2013, p. 224-231.

Un « livre ami » pour choisir la vie

Evelyne Frank

Le dernier livre d’Evelyne Frank, professeure de lettres et théologienne strasbourgeoise, devrait être offert largement et partout. Celle qui ne craint pas d’affirmer qu’elle a longtemps « détesté la vie » fait ici le partage de ce qui l’aide à affronter tout ce que l’existence impose comme deuils, défis et autres épreuves. Qu’elle évoque la nécessité de prendre soin de soi-même quand on va mal, l’importance accordée à l’alimentation, la façon d’attendre des résultats médicaux ou d’aborder la vieillesse, jamais il n’est question dans ces pages de recettes toutes faites. Point de théorie ou d’injonction donc, mais la densité d’une expérience humaine et spirituelle, relue à l’aune d’une solide culture biblique, littéraire et psychanalytique. L’humour, la poésie et l’attention au concret sont omniprésents, comme pour encourager le lecteur à consentir lui aussi aux « paradoxes du désert, où la tristesse et les angoisses ne sont pas incompatibles avec la joie ». Une chose est sûre : loin de toute bondieuserie, Evelyne Frank a le don d’initier de façon remarquable à l’expérience pascale.

Caroline Lehmann - Le nouveau Messager, Magazine protestant régional, Uepal (Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine), mars-avril 2017


Les choses n’ont plus peur de toi. Quand nos lieux et nos objets se font parole

Evelyne Frank

Evelyne Frank

Les lieux où nous habitons, les objets dont nous nous entourons, nous parlent-ils ? Leur parlons-nous ? Car une relation se tisse aussi entre nous et notre entourage... (Voir la recension de La Nouvelle Revue Théologique)


L'oeuvre de Hilde Domin

Evelyne Frank

Evelyne Frank

Une vie à empoigner

Une oeuvre peu connue à savourer pour sa sagesse de vie ! Notre vie telle qu’elle nous échoit avec ses pertes, ses douleurs, ses manques et ses bonnes surprises est à empoigner pour la rendre belle, riche et féconde. « Hilde Domin est un de ces auteurs, comme Etty Hillesum, Edith Stein ou Hélène Berr, qui suscitent un véritable réseau d’amitiés » indique Evelyne Frank qui en fait une analyse très fine. Un témoignage qui ouvre au changement, à l’espoir et à l’inattendu par-delà la solitude.

Laurence Levard, Carrefours d’Alsace, décembre 2015, p. 28.

Le bref carillon des perce-neige

Evelyne Frank

Evelyne Frank

Cet ouvrage qui emprunte son titre à un vers de Claude Vigée est assez rare par la qualité de l’écriture, la justesse de l’expérience et du propos. C’est une sorte de vade-mecum face aux épreuves majeures d’une vie (perte d’un être cher, ennemis…) comme le dit son sous-titre: «Pour quand c’est dur». Docteur ès lettres et en théologie, Evelyne Frank s’appuie sur les nombreux personnages bibliques qu’elle décortique à l’aune de sa sensibilité, de sa foi et de son expérience. Une petite musique particulière inoubliable. (Laurence Levard: Carrefours d’Alsace, mai 2014, p. 27.)

Il faut commencer par la confidence qui «scelle» ce troisième recueil de méditations d’Evelyne Frank. C’est un In memoriam dédié à Wilfred Frank, son père. Pourquoi ces deux pages émues, parfois sévères et pourtant pleines d’une tendresse déférente ? Selon les âges de la vie et des événements traversés, ne serait-ce pas que le courage «pour quand c’est dur», trouve, en partie, sa ressource, sa capacité de «résilience» dans la mémoire, enfouie parfois, de la délicate et ferme poigne du «père» encore «présente» ? Et dont la mémoire donne à y reconnaître comme une icône de la paternité divine, de sa Providence ? Déjà, dans le 1er vol., «… pour le temps ordinaire», avait été évoquée cette «résilience» en laquelle l’A. reconnaissait «comme une forme profane du salut». Il n’y a pas d’autre «salut» qu’en Jésus « Dieu-sauve ». Chaque page, ici encore, balisant les cheminements spirituels où nous sommes accompagnés dans toutes les circonstances périlleuses de la vie, si justement évoquées dans leur horizon biblique, tinte ce bref carillon où résonnent les perce-neige de la confiance du «Notre Père». Il ne faut rien dire de plus, sinon de se laisser convoquer dans ce «Notre» fraternel.

J. Burton sj Nouvelle Revue Théologique, Faculté de Théologie de la Compagnie de Jésus, Bruxelles, tome 136 / n°4, octobre-décembre 2014, p. 659.


Un jour pourtant. Sagesse pour le temps ordinaire

Evelyne Frank (L'Harmattan 2007, 143 p., 13,50 euros)

Evelyne Frank

Il suffirait de lire la dédicace de ce livre -où l'A. ne fait que remercier ceux et celles qui ont façonné son corps et son âme- pour essayer d'entrer avec elle dans son monde. Il est fait d'Ecriture sainte et de réalités quotidiennes, de sagesse biblique et de poésie personnelle. Nourri aussi des rencontres avec les femmes et les hommes de ce temps. Un regard intense sur la vie (lehayyim ) et une prière du cœur. Un chant qu'on écoute et qu'on interprète, chacun selon sa sensibilité, au cœur du monde des gens qui peinent et qui souffrent, pour leur insuffler courage et espérance. Tout simplement.
Un beau livre à reprendre et à goûter, à savourer comme un élixir de jouvence et une prière secrète, qui tendrement, mystérieusement, nous imprègne. Merci à l'A. de l'avoir écrit.

J. Radermakers sj, Nouvelle Revue Théologique,Tome 130/n°3, juillet-septembre 2008.


Il suscite d'autres fêtes... Temps de fête pour la Sagesse

Evelyne Frank, L'Harmattan 2012, 156 p., 16,50 euros

Evelyne Frank

Des fêtes qui pétillent et qui ont du goût. Docteur en lettres et en théologie, Evelyne Frank enseigne en collège. Spécialiste du rapport Bible/poésie, elle livre ici un ouvrage au ton plus personnel où elle parle avec délicatesse de sa foi et de son éthique. C'est peut-être parce que « souvent, les fêtes sont tristes et qu'elles font peur, surtout celles qui sont obligatoires », qu'Evelyne Frank s'est attaquée à cette thématique. Elle égrène alors le chapelet des fêtes chrétiennes : l'Avent, Noël, Carême, Pâques, Pentecôte..., convoquant tour à tour les Rois mages, Josué (celui qui fit entrer les Hébreux en terre promise), Etty Hillesum ou Nicodème. Elle dégage peu à peu ces fêtes de tout ce dont on les a affublées et qui fait qu'on ne les reconnaît plus vraiment. Issue d'un foyer mixte catholique/protestant, elle parle du geste des cendres ou du signe de la croix avec une finesse et surtout une liberté que les protestants classiques ne se permettraient pas.J'ai aimé le chapitre sur le Nouvel An et sa thématique du « mystère du temps perdu et retrouvé &raquo. Comme celui sur le Samedi Saint où, « en apparence, il ne se passe rien », mais qui est « une initiation au désir ». Toute la thématique autour de Pentecôte parle de Saint Esprit comme j'en ai rarement entendu parler, multipliant les pistes, ouvrant des perspectives inédites. Ce livre est un enchantement et une belle invitation à réinventer des fêtes familiales, amicales ou paroissiales qui ont du goût et du sens.

Patricia Rohner - Hégé, rédactrice en chef, Le nouveau Messager, Magazine protestant régional, Uepal (Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine), juillet-août 2012


Les roses s'adossent au mur - Sagesse pour quand c'est dur

Evelyne Frank, L'Harmattan 2012, 136 p., 14 euros

Evelyne Frank

Quand la vie devient trop lourde, que je ne supporte plus la solitude, la maladie, ou les éternels tracas financiers... non, « je ne suis pas obligée de rester malheureuse ». Le ton est donné dès le premier chapitre et nous serons nombreux à nous sentir concernés ! Evelyne Frank va jusqu'au fond des choses, même si ça fait mal. Mais elle le fait avec délicatesse. Son livre abonde de conseils concrets pour ruser avec le malheur et se donner les moyens pour relever la tête. Son bon sens s'appuie sur une réflexion et une spiritualité incarnée, fruits d'un long parcours personnel. De nombreux passages sentent le « vécu ».
C'est un livre sur lequel on revient, tel chapitre parlant plus à certaines époques de la vie qu'à d'autres. Celui sur le rapport que nous entretenons avec les objets ou celui sur le tabou des vacances que l'on aborde avec crainte offrent un regard inédit. Evelyne Frank est convaincante quand elle fait l'éloge de la simplicité de vie qui n'est pas synonyme du n'importe quoi ou du laisser-aller, mais d'une nouvelle façon de danser sa vie et de faire honneur à la beauté et à la bonté. Un livre à mettre délicatement dans les mains de ceux que nous aimons et qui traversent un passage difficile.

Patricia Rohner - Hégé, rédactrice en chef, Le nouveau Messager, Magazine protestant régional, Uepal (Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine), juillet-août 2013.

Suis‐je à la bonne adresse ? Beaucoup de difficultés dans une existence résultent d’une erreur en la matière. Je me suis mal orientée et le courrier me revient, d’une façon ou d’une autre.

Hantée par une absence, dans l’enfance

Nous demandons souvent à l’autre ce qu’il ne peut donner. C’est souvent inconscient, toujours tacite. Beaucoup demandent au supérieur d’être un père, au médecin d’être un magicien, au prêtre d’être Dieu. Il vaudrait mieux demander au supérieur d’être son supérieur hiérarchique, au médecin d’être médecin, au prêtre d’être prêtre, quitte à demander au père d’être père, au magicien d’être magicien, à Dieu d’être Dieu.

Pourquoi l’erreur d’adresse ? Sans doute parce qu’on a obscurément peur qu’à la bonne adresse il n’y ait personne. Le père a été dans l’enfance un père absent, alors c’est au conjoint qu’on demande de suppléer. Il y a peu de chances que le magicien existe hors de nos rêves d’autrefois. Quant à Dieu…

L’erreur d’adresse dit que je n’ai pas encore pu quitter le père, la mère, le magicien, mon Dieu. Parce que je n’ai pas pu les quitter, ils ne me quittent pas. C’est comme s’ils me hantaient, le mot signifiant revenir à la maison. Il n’y a là rien de ridicule ni de honteux. Si je reste liée, c’est que quelque chose m’a entravée : la souffrance, les peurs, la violence ou la culpabilité d’un parent ; un non‐dit, que, sans savoir, je sais et que, sachant, je ne je sais ; l’appréhension, parce que je n’ai ni la force ni les codes pour affronter l’extérieur, souvent hostile. Enfin, si je reste en rade, c’est que personne n’a soufflé dans mes voiles.

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